Newsletter #27 – Le guide du safe sex queer 🌈

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Cette semaine dans la newsletter de Culot,
Julia Sirieix se penche sur la question du safe sex queer, avec l’association Go to GynĂ©co !
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CarrĂ© de latex, film alimentaire et prĂ©servatif de doigts : le guide du safe sex queer avec “Go to GynĂ©co !”

A l’école, les cours d’éducation sexuelle, pour l’introduction au safe sex, sont toujours trĂšs hĂ©tĂ©rocentrĂ©s. Pour le mois des fiertĂ©s, zoom sur la prĂ©vention dans le milieu LBTQI+. D’abord, un entretien fleuve avec Go to GynĂ©co !. Ce projet, axĂ© sur le bien-ĂȘtre sexuel et gynĂ©cologique des “FSF”, les “Femmes ayant des relations Sexuelles avec des Femmes”, s’adresse Ă  toutes les personnes possĂ©dant une vulve ou un vagin quelle que soit leur identitĂ© de genre. Lucie, une des membres de l’association, explique les enjeux autour de la santĂ© sexuelle queer, des discriminations lesbophobes chez le.la gynĂ©cologue et des moyens de protections – dont certains vont peut-ĂȘtre vous Ă©tonner. A la fin de cette newsletter, vous trouverez des recommandations et des ressources de safe sex queer. Entretien. 

Par Julia Sirieix, le 05.06.21

 

Quelles sont les missions de “Go To GynĂ©co !”,  pour quelles causes, liĂ©es au safe sex, est-ce que vous militez ?

Go To GynĂ©co ! est un projet menĂ© par des personnes concernĂ©es pour des personnes concernĂ©es. Il a Ă©tĂ© crĂ©Ă© par deux associations belges, O’Yes et Tels Quels. Le projet s’adresse Ă  toute personne qui a une vulve et qui a des relations sexuelles avec d’autres personnes ayant une vulve, quelle que soit sa maniĂšre de se dĂ©finir (lesbiennes, bi.e.s, pansexuel.le.s, hĂ©tĂ©ros, etc.), et aux professionnel.le.s pratiquant la gynĂ©cologie, la psychologie et la mĂ©decine gĂ©nĂ©rale.

On a trois objectifs principaux. D’abord, mettre en place un espace dĂ©diĂ© aux lesbiennes, bies (NDLR : bisexuelles) ou autre avec des informations fiables et de qualitĂ© sur leur santĂ© sexuelle. Ensuite, instaurer un espace dĂ©diĂ© aux professionnel.le.s pratiquant la gynĂ©cologie, la psychologie et la mĂ©decine gĂ©nĂ©rale afin de mettre Ă  jour leurs connaissances sur les spĂ©cificitĂ©s de ces publics et ainsi amĂ©liorer leurs pratiques.

Ce travail a permis la crĂ©ation d’un site internet pour mettre en relation les FSF et les professionnel.le.s de santĂ© pratiquant la gynĂ©cologie, la psychologie et la mĂ©decine gĂ©nĂ©rale lesbo friendly ainsi que la crĂ©ation d’une formation destinĂ©e tant aux professionnel.le.s qu’aux Ă©tudiant.e.s du milieu mĂ©dical. 

Vous faites de la sensibilisation notamment sur les IST et les moyens de prévention. Pour quelles raisons selon vous cette sensibilisation est nécessaire pour les FSF ?

Le constat, c’est que les connaissances des professionnel.le.s et/ou des Ă©tudiant.e.s en mĂ©decine sur la santĂ© et la vie sexuelle de la communautĂ© LGBTQIA+ sont loin d’ĂȘtre suffisantes, malgrĂ© la motivation des personnes que l’on rencontre. Malheureusement, nos mĂ©decins et nos jeunes ne sont pas encore tou.te.s formĂ©.e.s et informĂ©.e.s sur les spĂ©cificitĂ©s du public “FSF”. Donc pour l’instant, nous formons des personnes qui ont dĂ©jĂ  une volontĂ© d’amĂ©liorer leur accueil et le suivi de leurs patient·e·s. 

Par exemple, il y a cette idĂ©e reçue que s’il n’y a pas de pĂ©nĂ©tration avec un pĂ©nis, il n’y a pas de risques. C’est totalement faux. Lors des Ă©changes de fluides, il y a des risques de transmissions d’IST et cela concerne donc toute personne sexuellement active. C’est pour cela qu’il est souhaitable de se protĂ©ger tant qu’on ne s’est pas fait.e dĂ©pister. 

Sur votre site internet, vous faites le constat que les discriminations lesbophobes, biphobes, etc
 font que les FSF sont une population plus Ă  risque et plus vulnĂ©rable face Ă  certains problĂšmes de santĂ©. Par exemple, les cancers du col de l’utĂ©rus, du sein, du poumon, les maladies cardiovasculaires, les infections sexuellement transmissibles, ou encore des problĂšmes d’addiction. Qu’est-ce qui peut expliquer cette plus grande vulnĂ©rabilitĂ© ?

Nous vivons dans une sociĂ©tĂ© hĂ©tĂ©ronormĂ©e. Nous grandissons entourĂ©.e.s de stĂ©rĂ©otypes et d’idĂ©es reçues qu’on le veuille ou non. Certains de ces stĂ©rĂ©otypes, en tant que personne LGBT, nous allons les intĂ©rioriser. 

C’est le modĂšle du stress minoritaire (minority stress model) qui explique ça. Il a Ă©tĂ© proposĂ© par l’Ă©pidĂ©miologiste psychiatrique AmĂ©ricain Ilan Meyer en 2003 pour expliquer le fait que les LGBTQIA+ ont plus de problĂšmes de santĂ© mentale que le reste de la population. Il avance que les personnes faisant partie d’une minoritĂ© sont exposĂ©es Ă  une source de stress supplĂ©mentaire, que le groupe dominant ne connaĂźt pas. Ce stress excĂ©dentaire, appelĂ© “stress minoritaire”, tire sa source dans les prĂ©jugĂ©s, la stigmatisation et la discrimination auxquels les membres du groupe font face. 

ConcrÚtement, comment ça se manifeste ? 

Ces stĂ©rĂ©otypes et idĂ©es reçues touchent notre santĂ© de deux maniĂšres diffĂ©rentes. La premiĂšre, dans le cas des personnes qui sont prĂȘt.e.s Ă  chercher de l’aide mĂ©dicale, c’est qu’ayant reçu ou perçu des rĂ©actions nĂ©gatives face Ă  leur orientation sexuelle de la part de leurs proches ou des gens en gĂ©nĂ©ral, ielles peuvent avoir peur de nouvelles rĂ©actions nĂ©gatives de la part des autres. Donc, dans ce cas-lĂ  par exemple, la personne risque de ne pas faire son coming-out Ă  son ou sa gynĂ©cologue, mĂ©decin ou psychologue par peur et anticipation d’une rĂ©action Ă  nouveau nĂ©gative. De ce fait, elle n’aura pas forcĂ©ment des soins adaptĂ©s. Ou alors, la personne aura vĂ©cu une mauvaise expĂ©rience et aura peur que cela ne se rĂ©pĂšte, donc elle ira moins souvent consulter, voire jamais. C’est valable pour la santĂ© gynĂ©cologique, mais ça l’est Ă©galement pour la santĂ© en gĂ©nĂ©ral.

La deuxiĂšme consĂ©quence, c’est que cette personne peut intĂ©rioriser les stĂ©rĂ©otypes entendus et, par exemple, penser qu’il n’y a pas de risques de transmission d’IST entre deux personnes qui ont une vulve parce qu’il n’y a pas de pĂ©nis dans l’équation. Si elle n’a jamais entendu parler de protection entre personnes qui ont une vulve parce que l’éducation est centrĂ©e sur les pratiques hĂ©tĂ©rosexuelles, elle ne se protĂšgera jamais, ce qui augmente le risque d’attraper une IST. 

Les risques au niveau de la santé sexuelle sont exarcerbés par la discrimination dans le milieu gynécologique. Est-ce que vous pouvez expliquer ce à quoi fait face une femme ayant du sexe avec des femmes si elle tombe sur un.e gynécologue mal informé.e, voire mal intentionné.e ? 

Il y a plusieurs facteurs de stress lors d’une consultation gynĂ©cologique pour les lesbiennes, bies & cie. PremiĂšrement, la question du coming-out. Doit-on ou non faire son coming-out aux professionnel·le.s de santĂ© ? Est-ce que la pratique changera nĂ©gativement Ă  cause de cela ?

DeuxiĂšmement, Ă©tant donnĂ© le manque de formation des professionnel.le.s de santĂ© pour ce public spĂ©cifique, il existe un risque qu’ielles-mĂȘmes soient mal voir pas informĂ©.e.s et informent Ă  leur tour mal ce public particulier sur la transmission des IST.

TroisiĂšmement, la consultation gynĂ©cologique est souvent centrĂ©e sur les moyens de contraception (NDLR : pilule, stĂ©rilet, etc
), . Donc les personnes LGBTQIA+ ne se sentent pas vraiment concernĂ©.e.s par cela et parfois pensent carrĂ©ment qu’il n’y a pas besoin de consulter.  

Sur votre site internet vous avez publiĂ© un tableau qui rĂ©pertorie les infections sexuellement transmissibles (IST), les maniĂšres dont elles peuvent se transmettre et “l’intensitĂ©â€ du risque de transmission. Avez-vous un exemple de mode de transmission d’IST que les personnes ont tendance Ă  ne pas connaĂźtre ? 

Bien sĂ»r ! Comme je le disais, toutes les pratiques sexuelles non protĂ©gĂ©es oĂč il y a des Ă©changes de fluides comportent des risques, ça va du simple fait de s’embrasser sur la bouche, en passant par la masturbation mutuelle, les cunnilingus, anulingus, etc
 Il suffit d’une micro-lĂ©sion dans votre bouche ou au niveau des parties intimes de votre partenaire pour que le risque d’IST augmente. C’est pour cela que dans le sexe FSF, nous recommandons des ongles courts, limĂ©s et propres mais aussi de ne pas se brosser les dents dans les deux heures avant de se lancer dans des galipettes pour ne pas crĂ©er de micro-fissures sur les gencives.

IST FSF tableau

Quelles sont les options de protection contre les IST pour les FSF ?

Il en existe plusieurs. Le carrĂ© de latex est adaptĂ© aux cunnilingus, Ă  l’anulingus et au sexe contre sexe. Il se place sur la vulve ou sur l’anus, on peut ajouter du lubrifiant afin de mieux le maintenir en place. Il s’achĂšte en pharmacie, sur internet ou dans certaines associations LGBTQIA+. Il y a plein d’options et de couleurs diffĂ©rentes ! 

Il y a aussi le prĂ©servatif interne et externe, adaptĂ© pour les partages de jouets sexuels. En effet, le partage de sextoys prĂ©sente Ă©galement un risque de transmission des IST. Au cours d’un rapport, il faut mettre un nouveau prĂ©servatif externe Ă  chaque changement de partenaire ou d’orifice. Le prĂ©servatif interne, lui, peut ĂȘtre utilisĂ© pour la pĂ©nĂ©tration vaginale, ou pour la pĂ©nĂ©tration anale – Ă  condition d’en enlever l’anneau. Le prĂ©servatif interne peut ĂȘtre insĂ©rĂ© quelques heures Ă  l’avance et ne nĂ©cessite pas d’ĂȘtre changĂ© Ă  chaque nouveau sextoy. 

Il existe aussi le gant et les “doigtiers” (NDLR : des prĂ©servatifs pour doigts). Le gant en latex est recommandĂ© lors de la masturbation mutuelle ou du fist (NDLR : pĂ©nĂ©tration avec la main entiĂšre.) Il faut l’accompagner de gel lubrifiant Ă  base d’eau. Le gant peut ĂȘtre en latex, en polyurĂ©thane, en caoutchouc et peut ĂȘtre de diffĂ©rentes couleurs. Les doigtiers doivent ĂȘtre remplacĂ©s Ă  chaque changement de partenaire ou d’orifice, tout comme les prĂ©servatifs externes. 

Si on a pas de moyen de prĂ©vention sous la main, quels sont les gestes Ă  adopter pour rĂ©duire les risques d’IST ?
 

En ce qui concerne le carrĂ© de latex, vous pouvez le fabriquer vous-mĂȘme ! Soit Ă  partir d’un prĂ©servatif (NDLR : voire tuto de Sapphosutra), soit en utilisant tout simplement du film alimentaire qui se trouve dans votre cuisine. Attention cependant, pas celui qui va au micro-onde, car comme il est poreux, il y a des petits trous dedans. 

fabriquer un carré de latex safe sex
source : go to gynéco !

Il vaut mieux Ă©viter les frottements de sexe contre sexe et les contacts directs entre muqueuses tant qu’on n’a pas Ă©tĂ© dĂ©pistĂ©.e.s. Pour rappel, ce qu’on appelle “muqueuses” sont la bouche, la vulve et l’anus. Pour la masturbation, si l’on n’a pas de gants, on peut aussi garder une main pour soi, et une pour son.sa partenaire.

Si vous utilisez des sextoys, il faut les garder bien propres : c’est important de les nettoyer avec une solution antiseptique avant et aprĂšs chaque utilisation et respecter la rĂšgle d’un sextoy chacun.e. Il y a des solutions spĂ©cifiques pour les sextoys vendues en boutiques et/ou en ligne. L’eau chaude et le savon fonctionne aussi. La pĂ©riode de rĂšgles est plus Ă  risque donc Ă©viter, si on le peut, les relations sexuelles. 

Je pense que le plus important, c’est de se faire dĂ©pister rĂ©guliĂšrement et de parler avec son, sa ou ses partenaires de sa santĂ© sexuelle et d’éventuels soucis d’ordre sexuel dĂ©jĂ  contractĂ©s. Il n’y a rien de tabou ni de honteux Ă  Ă©changer sur ce sujet. 
 

Une de vos missions est de crĂ©er un rĂ©seau de professionnel.le.s de santĂ© lesbo-friendly. Qu’est-ce qui caractĂ©rise un ou une gynĂ©cologue lesbo-friendly ? 

C’est une personne qui va crĂ©er un environnement inclusif avec des posters, des flyers Ă  destination des personnes LGBTQI+ dans les salles d’attente, utiliser un langage inclusif lors des consultations (exemple : dire “partenaire” plutĂŽt que “conjoint”, “copain” ou “mari”), de demander Ă  la personne ses pratiques. Ensuite Ă©videmment, s’assurer du consentement pendant la consultation, expliquer ses gestes, utiliser du matĂ©riel adaptĂ© (un spĂ©culum plus petit par exemple). Une personne qui ne fait pas forcĂ©ment d’examen gynĂ©co si ce n’est pas nĂ©cessaire (premiĂšre consultation ou autre). Et bien sĂ»r, avoir du matĂ©riel de prĂ©vention Ă  destination des FSF. 

Nous créons et avons créé un réseau de professionnel.les de santé recommandé.e.s par la communauté. Ce sont des professionnel.le.s de santé qui ont eu des pratiques safe avec des personnes concerné.e.s. Nous prenons également les informations de contacts des professionnel.le.s et étudiant.e.s qui croisent notre route en formation afin de les recommander une fois la formation terminée, si iels le souhaitent. 

Et les moyens de protection pour les hommes ayant du sexe avec des hommes (HSH) ?

Beaucoup des conseils de Lucie s’appliquent tout aussi bien aux HSH. On se protĂšge lorsque l’on est en contact avec les muqueuses d’un partenaire avec les moyens de protections adaptĂ©s (prĂ©servatifs, doigtier, carrĂ© de latex pour un anulingus). Si on n’a pas de prĂ©servatifs externes sous la main pour pratiquer la sodomie, on peut utiliser un prĂ©servatif interne en enlevant l’anneau. 

Les prĂ©servatifs sont distribuĂ©s gratuitement dans les lieux comme le Planning Familial, le CeGIDD (les centres gratuits d’information, de dĂ©pistage et de diagnostic du VIH, des hĂ©patites virales et autres IST) et dans les associations de lutte contre le VIH.

On change évidemment de moyen de protection à chaque pénétration et à chaque partenaire. 

Pour les personnes sĂ©ronĂ©gatives (NDLR : qui ne vivent pas avec le VIH), il existe la PrEP. La PrEP est un mĂ©dicament permettant d’éviter une potentielle infection au VIH. Attention, elle ne protĂšge pas des autres IST. Depuis le 1er juin, ce traitement peut ĂȘtre prescrit par tous les mĂ©decins, notamment par les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes pour un renouvellement d’ordonnance ou pour une premiĂšre prescription. La PrEP nĂ©cessite un suivi par un.e mĂ©decin et une continuitĂ© dans la prĂ©vention en santĂ© sexuelle (dĂ©pistages rĂ©guliers, vaccination, prĂ©servatifs). 

Le dĂ©pistage rĂ©gulier pour le VIH et les autres IST est aussi un excellent moyen de rester safe. Certaines IST peuvent rester asymptomatiques assez longtemps, il est donc recommandĂ© d’aller se faire tester tous les trois mois quand on a plusieurs partenaires dans l’annĂ©e. Plus gĂ©nĂ©ralement, on va se faire dĂ©pister dĂšs que l’on a un doute ou un accident de prĂ©servatif. 

N’hĂ©sitez pas Ă  vous diriger vers le site internet Sexo Safe, une excellente ressource ! 

 

Et pour les dicklits  ? 

Beaucoup de moyens de prĂ©vention s’appliquent Ă©galement aux personnes trans ayant eu recours Ă  de la chirurgie : se protĂ©ger avec la protection adĂ©quate selon la pratique sexuelle (un carrĂ© de latex ou une digue dentaire pour un anulingus, ou un doigtier pour du sexe digitale par exemple). Se dĂ©pister rĂ©guliĂšrement ou lorsqu’on a un doute est nĂ©cessaire. 

Il existe des spĂ©cificitĂ©s, notamment pour les personnes ayant eu recours Ă  une chirurgie gĂ©nitale. Par exemple pour les hommes trans qui possĂšdent une dicklit (NDLR : contraction de “dick” – pĂ©nis – et clitoris, ce mot dĂ©signe le clitoris qui a grandi sous l’effet d’une prise de testostĂ©rone) ou qui ont eu recours Ă  une mĂ©toidioplastie (NDLR :  une chirurgie gĂ©nitale, alternative Ă  la phalloplastie), un doigtier peut remplacer un prĂ©servatif externe,souvent trop grand.  

N’hĂ©sitez pas Ă  aller lire cette brochure trĂšs complĂšte rĂ©alisĂ©e par l’association OUTrans. 
 

Quid du lubrifiant ? 

Et conseil qui s’applique Ă  tout le monde :  si vous utilisez du lubrifiant avec un prĂ©servatif interne, externe, un doigtier ou un carrĂ© de latex, on choisit un lubrifiant Ă  base d’eau ou de silicone ! Pour cause, les lubrifiants Ă  base d’huile vont rendre le latex poreux et il augmente le risque de dĂ©chirure du moyen de protection. 

Si le lubrifiant ne protĂšge pas des IST, il rĂ©duit les frictions et donc, rĂ©duit les chances que le prĂ©servatif se dĂ©chire – et augmente gĂ©nĂ©ralement le plaisir. Quoi de mieux que d’allier l’utile Ă  l’agrĂ©able ?

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