Newsletter #11 : Enquête – Violences sexuelles dans les rapports consentis, celles dont on ne parle pas

Enquête : Violences sexuelles dans les rapports consentis, celles dont on ne parle pas.Culot Creative, média sur les genres et les sexualités la sexualité newsletter féministe

Dans cette newsletter féministe de Culot,

notre journaliste Jessica Martinez vous livre son enquête sur les violences sexuelles qui arrivent dans un cadre consenti. Tout en bas de cet article, tu trouveras des ressources et des contacts que tu peux solliciter, si tu es dans une situation de violence.

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Photo à la Une @isisdepoche, pour sa série “Je te crois”

Enquête : Violences sexuelles dans les rapports consentis, celles dont on ne parle pas

Le 7 septembre sur instagram, nous vous avons posé la question suivante : « As-tu déjà vécu, pendant un rapport consensuel, des pratiques sexuelles violentes non consenties ? ». Vous avez été des dizaines à répondre et à nous raconter vos histoires, qui parfois ont été jusqu’à l’agression sexuelle ou au viol. Comment cette violence peut-elle s’immiscer dans une relation amoureuse / consentie aujourd’hui encore ? Pourquoi est-il difficile de nommer la violence que l’on subit lorsqu’elle intervient au sein d’une relation choisie ? De ces questions que se sont posées notre rédaction, découle cette newsletter. Enquête.

Ndlr : Tous les prénoms** des personnes témoignant ont été changés à leur demande, pour préserver leur anonymat.

« Lors d’un rapport, il m’a étranglée sans avoir demandé. J’étais sous le choc. On n’avait jamais parlé de ça et jamais eu un rapport agressif. Je me rappelle avoir pensé « Il va me tuer là », mais je me suis laissée faire. Après je lui en ai parlé, et il m’a dit : « Tu n’as pas aimé ? J’avais lu quelque part que quand on appuie sur une partie du corps, ça donne du plaisir ». On n’en a plus jamais parlé, mais c’est resté dans ma tête. Maintenant je me rends compte que c’était une agression. » Sarah**, préfère ne pas s’étendre sur cette anecdote, mais a accepté que l’on partage son témoignage tel quel. Sur 5000 abonné.e.s, elle est l’une des trentaines de femmes, âgés de 16 à 52 ans, à avoir répondu à notre question posée le 7 septembre dernier, sur notre compte Instagram : « As-tu déjà vécu, pendant un rapport consensuel, des pratiques sexuelles violentes non consenties ? »

Une violence et des pratiques non consenties qui n’ont malheureusement pas surprise Emmanuelle**, 39 ans, qui a vécu plusieurs expériences similaires : « Fessée, tirage de cheveux sans demander… Je suis clairement soumise au lit, mais ça, ce sont deux choses que je n’aime pas. Et le pire (qui m’est arrivé avec plusieurs partenaires, la première fois lorsque j’avais 19 ans) : la tentative de sodomie sans prévenir, et sans préparation. Là on parle d’une pratique que j’adore, mais uniquement si c’est bien fait et consenti ! » A cela, Emmanuelle voit une explication. « Le fait de croire que c’est comme un deuxième vagin, je pense que ça vient du fait que dans le porno, la sodomie y est montrée direct. On ne voit jamais la préparation, les caresses, le lubrifiant, les plugs si besoin pour détendre la zone. C’est là qu’on se rend compte que le porno mainstream phallo-centré fait des ravages. » L’autre source du problème selon elle, l’absence d’une éducation sexuelle basée moins sur les risques que sur le respect mutuel : « Les mecs qui font ça ne demandent jamais avant si on aime, ils ont vu ça quelque part et reproduisent sans se poser de question. On n’a pas eu d’éducation sexuelle, à part « protégez-vous » ! On ne nous a pas expliqué le consentement, le plaisir qui doit être partagé. »

D’après la psychiatre Gabrielle Arena, responsable pendant des années d’une consultation spécifique pour victimes et auteurs de violence sexuelle, la pornographie peut en effet être l’une des influences de ces violences sexuelles non consenties dans le cadre conjugal : « Si l’on est jeune, que l’on manque d’expérience, il peut y avoir une identification très forte aux rôles établis dans la pornographie. Or l’homme y est le plus souvent dominant, et la femme le plus souvent montrée comme soumise et consentante. On ne se rend pas compte de l’impact que ça peut avoir sur un esprit inexpérimenté. » 

Selon une étude menée par la BBC radio au Royaume-Uni et publiée en novembre 2019, 38% des femmes britanniques de moins de 40 ans ont subi des violences non consenties pendant des rapports sexuels eux consentis : gifles, crachats, étranglements, bâillonnements. Des pratiques que l’on peut retrouver dans la pornographie dite « mainstream », et auxquelles on peut aussi se prêter volontairement et en conscience. Mais l’étude précise que ce n’est pas toujours le cas : pour 20% des répondantes, ces pratiques les ont « perturbées » voire « effrayées ». Un sentiment partagé par Emmanuelle : « À chaque fois qu’un homme a tenté un truc que je n’aimais pas et sans me demander, je me suis sentie comme un objet. C’est humiliant. Et le plus triste dans tout ça, c’est qu’à chaque fois je me suis estimée heureuse que le mec ait compris mon geste, qu’il n’ait pas insisté. J’ai pensé “ouf, je m’en sors bien”. »

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« Ce garçon-là m’a violée »

Depuis quelques mois, tout revient par bribes à Lola**, 20 ans.  Elle avait 17 ans, était en couple avec un garçon depuis un an et demi. Lors d’une soirée où de l’alcool est ingéré, elle se souvient seulement qu’elle n’était plus en état de conscience, puis le trou noir, jusqu’à un souvenir. « Je me suis vue soudainement, comme un fantôme, comme sortie de mon corps, me regarder avec lui sur moi. Je me souviens que mon visage était tourné vers le mur et que je pleurais. » Lola va tout oublier de cette soirée pendant environ un an : « On est restés ensemble après ça, il y avait des fois où je ne me sentais pas bien, mais j’avais le sentiment que je n’arrivais pas à mettre le doigt sur le « pourquoi ». Il était toujours hyper violent verbalement avec moi les quelquefois où je ne voulais pas coucher avec lui, et ça n’allait plus entre nous. Au bout de quelques mois, on s’est quittés. C’est après notre rupture que les choses ont commencé à me revenir par flashs. C’est là que j’ai pu me dire : j’ai eu une amnésie traumatique, et ce garçon-là m’a violée ».

Après cette relation, la jeune femme a des crises d’angoisse, de panique. Puis viennent les mycoses à répétitions « comme des brûlures horribles », et un vaginisme dit secondaire* (NDLR: contraction involontaire des muscles du vagin qui rend impossible toute pénétration. Le vaginisme dit “secondaire” survient lorsqu’une femme a déjà commencé sa vie sexuelle, avant de souffrir de vaginisme. Dans ce cas, un événement traumatisant, un accouchement ou une infection entre autres peuvent déclencher les symptômes.) Lola a pris la décision il y a quelques jours d’aller voir une juriste et de porter plainte contre son ex-petit ami. « Ça fait partie des choses qui mettent beaucoup de temps à s’en aller. Ça m’a libérée de le raconter. »

Cette parole, justement, est un pas essentiel dans le chemin thérapeutique selon la psychiatre Gabrielle Arena : « Il faut en parler, mettre des mots dessus. Il y a des victimes, hommes ou femmes d’ailleurs, qui peuvent peut-être se passer de ce travail thérapeutique, mais ça reste très rare à mon sens. » À propos de notre enquête, la psychiatre ajoute : « C’est déjà un énorme pas que vous ayez toutes ces réponses. Il y a quelques années, il n’y aurait eu personne, tant cette parole de la violence dans le cocon du couple est dure à reconnaître et à dire. »

Jaïda**, 24 ans, a bien connu ce long processus de réappropriation de son histoire. Elle avait 17 ans lorsque son petit ami de l’époque s’est montré violent. « C’était ma première fois, et j’ai toujours eu peur de la pénétration. Dès qu’on a voulu essayer, j’ai su qu’il y avait un problème : ça ne rentrait pas. Je souffrais de vaginisme, mais à l’époque je l’ignorais, je ne savais même pas que ça existait. Une fois, il était tellement frustré, il a commencé à me faire volontairement mal ailleurs, soi-disant il avait lu quelque part que si on déplaçait l’attention de la douleur ailleurs, « ça rentrait mieux ». La pénétration n’a pas marché bien sûr. Ça a été un carnage, j’avais des bleus partout. J’ai eu envie de vomir après cette fois-là ». Suite à cet épisode, les deux adolescents restent ensemble quelques temps, puis finissent par se séparer « Avec lui ça n’a jamais marché. Il a fini par abandonner, moi aussi. C’est comme ça que ça s’est fini. » 

Il y a quelques mois Jaïda prend rendez-vous avec un psychologue : « J’ai compris que j’avais accepté des choses qui n’étaient pas normales, que je n’avais pas à subir. Je pensais que c’était moi qui avait un problème : à un moment j’étais plus embêtée par le fait que mon corps semble avoir un souci, que par ce qui s’était passé entre lui et moi. Aujourd’hui, je m’écoute totalement et je ne permets à personne de me faire du mal. » 

De la difficulté de dire à la difficulté de porter plainte

D’après l’Observatoire national des violences faites aux femmes, en 2017 en France, 219 000 femmes majeures déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint sur une année. Contrairement aux idées reçues, la famille et l’entourage proche constituent le premier espace dans lequel se produisent les agressions. D’après une enquête de l’Assemblée Nationale*, trois quarts des femmes victimes de viol et de tentative de viol ont été agressées par un membre de leur famille, un proche, ex-conjoint ou conjoint.

D’après la même enquête de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, les femmes qui sont victimes de violences conjugales, qu’elles soient physiques ou sexuelles, ont souvent subi plusieurs fois ce type de violence au cours de l’année : 3 femmes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés. Et 8 femmes sur 10 déclarent avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou agressions verbales.

Cette violence est loin d’être nouvelle selon Yaëlle Amsellem Mainguy, sociologue spécialiste des questions de jeunesse, de sexualités et de genres : « Ça a toujours existé. Par contre ce qu’on voit émerger, c’est que ce soit ‘dicible’. C’est le fruit d’un processus qui date de plusieurs années : les combats féministes des années 70, la pénalisation du viol dans les années 80, mais aussi des enquêtes sur les violences faites aux femmes – je pense notamment à l’Enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France (ENVEFF) – dans les années 2000. On va rendre compte des violences déclarées et vécues par les femmes. On constate par la suite une augmentation des plaintes pour violences venant de femmes. Ce n’est pas qu’il y en a soudain eu « plus » qu’avant : c’est qu’on les compte mieux, les femmes les disent davantage et il y a une moindre acceptation sociale des violences sexuelles. »

Malgré la gravité des chiffres, l’Observatoire national de la délinquance et des répressions pénales (ONDRP) estime que seule une victime sur 10 portera plainte et que seule 1 plainte sur 10 aboutira à une condamnation. Pour les victimes, il peut être en effet difficile de reconnaître que leur partenaire est l’auteur des violences qu’elles subissent, comme nous l’explique la psychiatre Gabrielle Arena : « Beaucoup de femmes que j’ai suivi abordent ce sujet en parlant de « dérapages ». Les termes « agression sexuelle » ou « viol » ne viennent pas spontanément. On parle beaucoup du violeur prédateur, qui attend dans une ruelle sombre. Or la majorité des viols se passent à l’intérieur du cercle connu : la famille, famille élargie, les connaissances. Quand l’auteur d’agression ou de viol est connu, c’est très difficile de dire que c’est un viol, car il y a à coté tout le reste : c’est un oncle, c’est mon conjoint, c’est le parrain de ma fille, c’est un ami, etc. Et quand il s’agit du couple, c’est encore plus difficile, car c’est la personne que l’on a choisie, que l’on aime. C’est très difficile de se dire qu’on est violenté.e, qu’on a été violé.e par celui qu’on a choisi. » Gabrielle Arena parle ici des femmes qui prennent la parole. Mais, reprend-elle, « beaucoup de femmes ne vont jamais en parler. Parmi elles, beaucoup ignorent qu’il y a une législation qui condamne le viol, y compris quand on est en couple. »

Il faut attendre la loi du 23 décembre 1980 pour que les “agression sexuelle” et “viol” soient inscrits dans la loi. Mais en ce qui concerne les violences sexuelles dans le cadre conjugal, leur reconnaissance pénale a été ecnore plus laborieuse. En 1810,  le « devoir conjugal » est inscrit dans le code pénal Napoléonien : il rend le viol inconcevable entre époux au regard de la loi. Ce n’est que près de deux siècles plus tard, le 5 septembre 1990, en vertu d’une décision de la Cour de cassation, que la notion de « consentement » dans les relations sexuelles entre époux est évoquée pour la première fois dans un cadre légal. Mais il faudra attendre 1992 pour que le « viol conjugal » fasse son entrée dans la loi. Après cette “victoire” un recul législatif va entrer en vigueur pour quelques années: la loi du 4 avril 2006. D’un côté, le fait d’être en couple, marié.e ou non, devient une circonstance aggravante pour un viol, qui devient alors passible de vingt ans de prison au lieu de quinze. Mais de l’autre, le législateur introduit la notion de « présomption de consentement à l’acte sexuel dans le code pénal pour les personnes mariées jusqu’à preuve du contraire ». Une présomption de consentement qui ne disparaitra des textes de loi… Qu’en 2010.  


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Inégalités structurantes, violences et rapports de force structurés ?

Dix ans plus tard, ce flou qui entoure la notion de consentement dans le cadre d’un binôme choisi semble s’être transmis aux nouvelles générations. Yaëlle Amsellem Mainguy a co-signé une enquête en 2015 auprès d’élèves de lycée, interrogeant notamment la question du consentement lors des modules d’éducation à la sexualité en milieu scolaire. L’une des conclusions de son enquête : les inégalités de représentations du genre sont encore bien présentes, même dans l’esprit des 15-20 ans. « En France, nous n’avons pas encore réussi à déconstruire l’inégalité des rapports sociaux et de genre. On a encore d’un côté la vision des garçons/hommes qui auraient « des désirs sexuels à assouvir », des besoins sexuels presque de l’ordre du biologique; Et de l’autre les filles/femmes qui seraient du côté des sentiments, détentrices de l’ordre moral et censées contenir le désir sexuel des garçons/hommes.”. La sociologue remarque par exemple que si à l’adolescence les garçons parlent ouvertement de masturbation et se décrivent comme sexuellement actifs, “En revanche du côté des filles, la masturbation reste peu abordée, et pas dite par elles. On observe encore dans les discours des élèves comme dans ceux d’une partie des animateur.ices (menant des actions en éducation à la sexualité en milieu scolaire) qu’on parle de sexualité aux filles avec l’approche par les risques (contraception, grossesse, IST, etc) et aux garçons davantage par le biais de leur plaisir.  Pas tou.te.s bien sur, mais une grande partie de ceux.celles qu’on a observé.e.s. »  

Une inégalité de genre influencée par la société actuelle, selon la sociologue : « Les récits des jeunes permettent de constater que le contexte familial et social dans lequel ils/elles grandissent n’est pas sans lien avec leurs pratiques et leurs représentations. Ainsi on a pu constater que les jeunes qui vivaient déjà dans des rapports inégalitaires à la maison : souvent avec des mères qui prenaient tout en charge – notamment dans les travaux domestiques et la gestion des enfants- socialise aussi aux rapports de genres inégalitaires. Le couple est l’un des lieux de production des inégalités. Et on a retrouvé ses rapports inégaux dans les couples adolescents : quand on est une jeunes filles qui sort par exemple avec un garçon plus âgé, plus expérimenté, peut-être plus légitime dans son rôle à l’école, avec plus de popularité, etc. Il est parfois moins évident de pouvoir se faire entendre, s’exprimer, de refuser telle ou telle pratique, au risque de voir la relation s’arrêter nette par exemple. A travers cela ce sont des rapports de pouvoir qui sont à l’oeuvre et qui induisent aussi un biais dans l’expression du consentement ou non consentement. Par exemple, une adolescente nous expliquait qu’elle préférait voir son copain chez elle, car aller chez lui, sur le territoire de l’autre donc, cela signifiait déjà “trop” implicitement consentir au rapport sexuel. 

La France est loin d’être le seul pays où l’on compte des violences sexuelles non consenties au sein de la relation consentie. La Belgique s’est emparée du sujet en lançant une vaste campagne de prévention, notamment axée sur les violences dans le cadre conjugal. Le Parlement européen a réalisé et publié une enquête en 2014, axée sur cette thématique : 22% des Européennes ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles de leur partenaires, tandis que 43% ont déclaré avoir été victimes de violence psychologique. Aux États-Unis la chercheuse Debby Herbenick,  menant une étude en 2019 sur l’évolution des mœurs sexuelles, a constaté que presque un quart des femmes adultes américaines avaient déjà eu peur pendant un rapport sexuel. 

Conscients du problème, des collectifs féministes qui luttent notamment contre les violences faites aux femmes, tels que « En avant toutes » et « Nous Toutes » ont mis en place non seulement des numéros et chats sur leurs sites (NDLR: à retrouver à la fin de cette newsletter) pour échanger avec les personnes victimes de violences, qu’elles soient physiques, sexuelles ou morales ; mais aussi des outils de prévention tels que le « violentomètre »: un outil simple et ludique, pour «mesurer si sa relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences ».

Une lutte globale contre les violences, qui semble aujourd’hui être multiformes et de plus en plus vivace. « C’est vrai que depuis le mouvement #MeToo il y a de plus en plus une expression de l’inacceptation sociale des inégalités structurelles et une dénonciation des violences, notamment par les jeunes, les femmes, les jeunes femmes”, conclut Yaëlle Amsellem Mainguy. “Une mouvance qui s’accompagne d’un renouvellement des moyens d’expression, notamment via internet. Quand on voit par exemple de très jeunes filles avoir le courage de dénoncer les hommes qui viennent de les tripoter dans le métro, de les suivre, les filmer avec leur téléphone, en donner une description précise, et au final ne pas le tolérer, on voit bien qu’il y a quelque chose qui se passe, qui est en train de bouger. »

Plus que jamais cette newsletter a été faite avec vous. Si vous êtes victimes de violences dans le cadre de votre relation amoureuse, de couple, ou quelle que soit sa forme, vous trouverez ci-dessous des contacts et documents utiles pour vous informer, vous protéger, porter plainte, ou encore simplement commencer à en parler.
Contacts utiles si vous avez été, ou êtes victime de violences sexuelles et/ou physiques

Le Collectif Nous Toutes 

Le Tchat anonyme de l’association En Avant Toutes

Le “Violentomètre

Lien du service Public qui liste les droits en cas de Violences Conjugales

Numéro de téléphone pour les femmes victimes de violences : le 3919

De: Jessica Martinez, le 9.10.2020
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