Des menstrues à Nantes aux sorcières d’Écosse 📰☕

un homme lit un journal

Cette semaine dans la newsletter de Culot
Vous nous avez demandé, sur Instagram, des bonnes nouvelles de la planète féministe. De Nantes au Bénin en passant par l’Écosse, on vous les livre dans cette revue de presse 🌎
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Revue de presse : les bonnes nouvelles du féminisme

Le militantisme peut être épuisant. Pour avancer, on reste focalisé.e.s sur ce qu’on veut obtenir, comme nouveaux droits, comme nouvelles normes. On a bien raison, car comme le dit Simone de Beauvoir, “N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.” Reste que parfois, ça fait aussi du bien, plutôt que de regarder le sommet de la montagne, de regarder en arrière pour voir un petit bout de chemin parcouru. De reprendre son souffle, pour reprendre la marche un peu plus sereinement. Cette newsletter, c’est ce petit moment de pause en rando, où on peut se dire merci, à soi, à ses adelphes, à ses prédécesseur.se.s. Des menstrues à Nantes aux Sorcières d’Écosse, attachez vos ceintures, on part en revue de presse des good news de la planète féministe. 

Par Marie-Alix Détrie, le 26.03.2022

1/ Nantes regarde les menstrues en face

On avait déjà vu ces initiatives dans des universités en France, en Écosse à l’échelle nationale, mais pas encore dans une ville en France : pour lever le tabou des règles et lutter contre la précarité menstruelle, la Ville de Nantes a lancé, le mois dernier, l’opération “Zéro Tabou”. “L’idée est d’équiper 30 équipements de la Ville, de distributeurs de protections périodiques. N’importe qui pourra pourra venir s’en servir si besoin. Pour nous demain les règles, c’est zéro tabou, zéro euro, zéro stress, zéro complexe”, déclare Mahaut Bertu, adjointe à la ville de Nantes en charge de l’égalité et la ville non sexiste, dans l’article publié à ce sujet sur le site de la Métropole de Nantes. “L’objectif, à terme, est qu’à quinze minutes autour d’elles, les femmes puissent trouver ce type de distributeur.” Pourquoi ? Pour s’en prendre à la précarité menstruelle, à savoir, un problème financier pour 1,5 million de personnes en France, qui ne peuvent s’acheter des protections périodique. Selon les Décodeurs du Monde,  le coût des tampons, serviettes et autres liners* (*serviettes fines) avoisinerait les 100 à 150 euros par an – soit 10 euros pour chaque période de règles. Ce que ne peuvent se permettre de nombreuses personnes en situation de précarité, qu’iels soient SDF, étudiant.e.s, ou vivant en dessous du seuil de pauvreté. Trois types de protections sont disponibles : des tampons avec applicateurs, des tampons sans applicateurs, et des serviettes hygiéniques. Toutes sont en coton biologique et sans substances chimiques, ni parfum, ni colorant, par souci de santé publique. Par ailleurs, dans un souci de respect de l’environnement cette fois-ci, les protections proposées par la Ville de Nantes sont également biodégradables.

Nos Recos

  • PODCAST : «Président.iel» : le podcast invite les aspirant.e.s à l’Élysée à s’exprimer sur les mesures qu’iels souhaitent mettre en place pour les personnes LGBTI
  • MUSIQUE : “Incha’allah” de Lalla Rami, rappeuse marocaine, trans, immigrée en France, qui a un flow incroyable. Et écoutez ses paroles, c’est juste 💘 D’ailleurs, cet article de Tal Madesta à son sujet est magnifique. 
  • NEWSLETTER : “Plan Cash” par Léa Lejeune, la première newsletter féministe qui parle d’argent. Si tu veux arriver à mettre de côté, ou même à investir alors que tu n’as pas un rond, cette newsletter est pour toi !
  • PROJET : alors que la Femtech commence à exploser au niveau des investisseur.se.s, zoom sur “la Chaudasse”, la première banane chauffante qui soulage les douleurs menstruelles en mouvement

  • VIDÉO qui nous a mis les larmes aux yeux : cette archive de l’INA de 1983. Trois vieilles dames racontent leur mariage. Entre viols, soumission économique à leur mari et grossesses multiples, désirées ou non-désirées, elles montrent que le mariage n’était pas “mieux avant”
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